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Georges Loustaunau-Lacau
Au lendemain de la première Guerre mondiale pendant laquelle il se révèle un soldat d’une grande valeur, Georges Loustaunau-Lacau embrasse la carrière militaire. Officier détaché à l’État-Major du Maréchal Pétain, il s’oppose aux pesanteurs de sa hiérarchie et tente d’insuffler de nouvelles conceptions stratégiques et diplomatiques capables de prévenir une nouvelle guerre contre l’Allemagne qu’il voit très tôt se profiler. Dans cette perspective, il fonde le réseau Corvignolles, organe militaire secret chargé de surveiller et neutraliser les activités subversives des communistes au sein de l’armée. Daladier, que Loustaunau-Lacau juge seul responsable, par son incurie et son inertie, de la débâcle de 1940, l’obligera à démissionner pour activité factieuse et complot. Quand la guerre éclate, il obtient sa réintégration dans l’armée et part combattre dans l’infanterie. Mais pour avoir dénoncé un acte avéré de concussion et d’intelligence avec l’ennemi au plus haut niveau de l’État, il est arrêté à son poste de combat et enfermé à la forteresse de Müntzig. Au lendemain de la défaite, il fonde, sous le pseudonyme de Navarre, l’un des premiers et plus actifs mouvement de résistance à l’occupant, le réseau Alliance, de sensibilité nationaliste. Alliance se chargera d’organiser le départ du Général Giraud vers l’Algérie en novembre 1942. Le réseau ne rejoindra le Bureau Central de renseignements et d’Action de la France libre qu’au printemps 1944… En 1941, Loustaunau-Lacau est arrêté par la police française et incarcéré à Clermont-Ferrand. Après le démantèlement de son réseau, la Gestapo le déporte au camp de Mauthausen où l’attendent des souffrances sans nom. Rentré en France, véritable miraculé, il doit subir la vindicte des communistes qui veulent lui faire payer l’opération de nettoyage "Corvignolles". Sous la pression du journal bolchevique L’Humanité qui l’accuse de complicité avec la Cagoule, il est inculpé pour complot contre la sûreté intérieure de l’État. La justice lave son honneur en lui accordant le non-lieu. Mais l’Épuration bat son plein. Loustaunau-Lacau sera victime d’un nouveau traquenard communiste qui le conduira à nouveau en prison, où il rédigera ces Mémoires.
340 p. Épuisé.
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