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Les coiffes militaires et civiles
Roland Oberlé, Lionel Hirlé (photographies)
De tous les régimes totalitaires qui ont fleuri au cours de la première moitié du XXe siècle, aucun n’a poussé l’encadrement de sa population et la structuration de son appareil politique, économique et social aussi loin que l’Allemagne nazie. Les structures politiques et politico-militaires (NSDAP, SS, SA), en constituent la colonne vertébrale, mais, par ailleurs, chaque âge, chaque sexe, chaque activité est organisé, hiérarchisé, encadré, que ce soit la jeunesse (HJ et BDM), les femmes (NS Frauenschaft), les étudiants (Studentenbund), les ouvriers et employés (Deutsche Arbeitsfront) et de façon générale toute l’organisation du travail (Reichsarbeitsdienst, Kraft durch Freude, etc.). Dans l’esprit des dirigeants nazis, cet embrigadement général et la hiérarchisation qui en découle ne peuvent se concevoir dans le cadre de l’anonymat que procure le costume civil. Chaque enfant, chaque femme, chaque homme, quelle que soit la nature de ses occupations «privées», doit, à tout moment, pouvoir être distingué parmi les autres pour le plus grand bien du Reich. Dans ce domaine, l’Allemagne nazie est allée beaucoup plus loin que n’importe quelle dictature, et c’est une profusion de tenues distinctives, uniformes, pattes d’épaule, insignes de col, de manche, brassards, fourragères et, bien entendu, l’infinie variété des coiffures, casquettes, calots, bonnets qui permettaient, du premier coup d’œil, de savoir qui était quoi et de persuader celui qui les portait d’une part, que dans IIIe Reich, tous les Allemands étaient constamment «im Dienst» (en service), d’autre part, qu’il était quelqu’un d’important. Le présent ouvrage se propose d’offrir au lecteur une somme quasi exhaustive des coiffes allemandes en usage dans l’Allemagne nazie, grâce à l’extraordinaire collection d’Éric Rayot en les replaçant dans leur contexte historique de l’idéologie et des objectifs des dirigeants nazis.
217 p. Indisponible.
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